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Uccellini

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Une peintre, à la fois timide et impudique, réalise devant le public son autoportrait. Pour commencer elle n’a besoin de presque rien : de l’eau et de la terre. Elle peint le tout début, la première impression d’être en vie, la première bouffée d’air dans les poumons. Au fur et à mesure qu’elle se déploie sur la toile, s’enrichit le regard qu’elle porte autour. A moins que ce ne soit exactement le contraire : un pas au-delà de son espace de travail, des êtres, tous différents les uns des autres, l’aident à avancer. Ainsi, petit à petit, c’est le portrait d’une rencontre qui se dessine.
Uccellini raconte l’art comme force vitale, comme mode de vie. L’art comme possibilité d’aller chercher et de rendre visible ce qui nous rassemble.

"Lorsque je peins des grands formats c’est comme une danse : l’élan que je prends, l’obligation d’aller au bout du geste… Il y a à la fois l’amplitude maximale et tout d’un coup la concentration sur un détail : c’est une façon de peindre primitive et joyeuse. C’est de ce matériau gestuel que nous sommes partis, en laissant la respiration librement se transformer en murmure et en chant. C’est le désir de nous adresser aux tout-petits qui nous a conduits à la source, celle de notre naissance et celle de la naissance d’une peinture." Isabelle Hervouët

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Revue de presse - LIBERATION
Claire Derouin - mercredi 15 novembre 2000
"Pour elle, peindre c’est comme une danse. Parce que ses gestes de plasticienne s’apparentent à une chorégraphie libératrice, Isabelle Hervouët a eu envie de créer un spectacle. (…) Uccellini est donc l’histoire d’une femme peintre, drôle de femme un peu enfant, un peu clown, créatrice d’image, de rêves et de matière autant plastiques que sonores. Pour trouver l’idée de son tableau, elle fouille dans la mémoire informulée de ses sens. Des pinceaux, des éponges, de l’eau, de la terre, beaucoup d’ocre et quelques pots de couleur. Elle cherche, avance, efface, se trompe, projette son corps dans l’espace de la feuille blanche, presse l’éponge dans sa main qui goutte en rythme, peint un poisson qui devient eau, figurine égyptienne, bonhomme-main… C’est l’histoire de l’Histoire, de la préhistoire à aujourd’hui, à travers le monde intérieur d’une artiste encore douée d’instincts primitifs. Une narration surréaliste, une symphonie de sensations, de sons, de couleurs et de mouvements qui fonctionne par associations, ruptures, ratés, rebondissements. Autant de chemins jaillissant dans la forêt des possibles qui au bout du compte forment un langage et un monde cohérent d’une incroyable beauté. Ce qu’on appelle tout simplement la création."

* English
A painter, both shy and shameless, realizes her self-portrait in front of the audience. To start with, she doesn’t need much : water and ground. She paints the very beginning, the first impression of being alive, the first breath of air in the lungs. As she opens out on the canvas, she sees things around differently. Unless this is exactly the opposite : a step beyond her workspace, human beings, all different from one another, help her to go on. Thus, little by little, a portrait of a meeting is looming. Uccellini paints art as vital force, as a way of life. Art as an opportunity to seek inside and make what joins us visible.

« Painting on large frames is like a dance : the impulse I take, the need to follow the movement ... At once, I am in a maximum amplitude and suddenly I focus on a detail : it is a primitive and cheerful way to paint. We started with this material of gestures, leaving breath freely turn into murmur and singing. We had the desire to talk to toddlers who led us to the source, to our birth and the birth of a painting". Isabelle Hervouët

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Press review - LIBERATION
Claire Derouin - Wednesday15, November 2000.
"For her, painting is like a dance. Because her visual gestures are similar to a liberating dance, Isabelle Hervouët felt like creating a show. Uccellini is the story of a woman painter, either a child or a clown, creating images, dreams and visual and sound materials. To inspire her painting, she delves into unformulated memory of her senses. Brushes, sponges, water, earth, lots of ochre and a few pots of color. She seeks, moves forward, erases, mistakes, throws her body in the space of the frame, press the sponge in her hand dripping in rythm, paints a fish that becomes water, Egyptian figurine, little hand-man... It is the story of History, from prehistory to the present, through the inner world of an artist still gifted with primitive instincts. A surreal narrative, a symphony of sensations, sounds, colors and movements working by associations, breaks, failures, surprises. Many paths springing in the forest of the possibilities that ultimately create a language of its own, and a coherent world of an amazing beauty. What we simply call creation ».
Un spectacle de Paolo Cardona et Isabelle Hervouët
Avec : Isabelle Hervouët
Scénographie Paolo Cardona
Costume Thérèse Angebault
Avec le soutien du Théâtre Massalia (Marseille) et du Théâtre Athenor (Saint-Nazaire)


Artistic team
A show by Paolo Cardona and Isabelle Hervouët
With : Isabelle Hervouët
Set design : Paolo Cardona
Costumes  : Thérèse Angebault
With the support of Théâtre Massalia and Théâtre Athénor (FR)
Teaser/editing (4’5")
http://vimeo.com/22994921

Vidéo intégrale (31’40") : Si vous ne parvenez pas à voir la vidéo, suivez ce lien : https://youtu.be/qgItNAWMgeY

Complete video (31’40") : If you can’t read the video, please follow that link : https://youtu.be/qgItNAWMgeY